Le CerPhi, Centre d’étude et de recherche sur la Philanthropie, est un institut d’études au service des acteurs du tiers secteur, qui se consacre aux sujets touchant à la vie associative et aux différentes formes de générosité, de dons et d’échanges non-marchands. Il réalise des travaux de recherche et d'analyse, conduits avec de nombreux partenaires, sur les différentes formes de dons ainsi que sur le dynamisme associatif ainsi que des études qualitatives et quantitatives et du conseil répondant aux besoins des acteurs du secteur non-marchand.


> "La France associative en mouvement" - 5ème édition - Octobre 2007 : Les principaux enseignements...

Toujours plus d’associations : l’envers de la médaille

Un nouveau record de créations au cours de l’année associative 2006-2007.

Plus de 70.000 associations ont vu le jour en France, entre septembre 2006 et août 2007, soit 3% de plus que l’année antérieure.

Plus de 20.000 dans le seul domaine de la culture, près de 3.000 dans l’environnement.

Bonne nouvelle ou risque d’encombrement ?

Comment partager une ressource bénévole qui n’est pas inépuisable ? Comment partager les financements, certes en hausse, des collectivités publiques ?

Cette seule dernière année a vu le nombre d’associations grossir de près de 5.000 à Paris, de près de 3.000 dans les Bouches du Rhône, de plus de 250 dans le Jura.

Allons-nous vers une concurrence de plus en plus vive entre ces associations, ce qui remettrait en cause l’espérance de vie de nombre d’entre elles ? Notons déjà que dans le domaine sportif, pourtant réputé pour sa robustesse, 60% des clubs ont disparu en 10 ans.

L’enjeu de l’économie sociale

Sait-on qu’en France un emploi sur sept, hors domaine public, se situe dans une association, une fondation, une mutuelle ou une coopérative, les quatre piliers de l’économie sociale ? C’est même plus d'un emploi sur cinq dans les Deux-Sèvres, le pays des mutuelles…

Plus de 210.000 employeurs, plus de 2,6 millions d’emplois, et une masse salariale de 57 milliards d’euros en 2006 : voilà ce que pèse aujourd’hui ce secteur qui progresse plus vite que les autres.

Ainsi, dans les seules associations employeurs, le nombre d’emplois a progressé de 14% entre 2000 et 2006. Près de 212.000 emplois nouveaux en six ans ! Quel autre secteur peut présenter le même résultat ?

Ces emplois associatifs représentaient 7,9% du secteur privé, dit concurrentiel, en 2000 et ils se situent aujourd’hui à 8,5%.

Ce secteur associatif est collectivement fort et contribue à la fois au développement des liens sociaux et à celui de l’emploi en France.

Mais il peut être fragile aussi, puisque plus de la moitié des associations sont des employeurs modestes, avec moins de 3 salariés. Du reste, 47% d’entre elles repérées en 2000, ne sont plus employeurs aujourd’hui.

D’une manière générale, on a pu constater combien elles sont dépendantes des divers dispositifs d’aide à l’emploi et surtout de leur retrait. On voit ici qu’elles ont notamment souffert de la disparition des emplois jeunes.

Rien ne doit être négligé pour faciliter la vie quotidienne de leurs responsables.

A ce titre, elles s’approprient peu à peu le dispositif du Chèque emploi associatif.

Parmi celles qui sont concernées (moins de trois équivalents temps plein), elles ne sont pourtant encore que 20% à l’utiliser. Une carte de France illustre fort bien les différences entre départements.

L’information doit manifestement mieux circuler.


> En savoir plus :