La Ligue de l'enseignement prend position :

Sommet de Cancun : de l'engagement... mais sans chiffre

12 jours d'âpres négociations. 12 jours de discussions pour un accord à minima. Les 190 Etats, réunis à Cancun, ont péniblement réussi à s'entendre sur la création d'un fonds vert pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences du réchauffement. Une mesure phare qui inclut la protection des forêts tropicales et le partage des technologies propres.

Un pas en avant certes...mais aussi pas mal de « sur place ». Quelles sources de financement pour ce fonds vert ? Là-dessus, aucun engagement chiffré. Un air de déjà vu avec le sommet de Copenhague l'an dernier, conférence à l'échec retentissant qui avait débouché sur un projet vague sans modalité de financement.

Autre inquiétude : le protocole de Kyoto. Les négociateurs, en désaccord, ont renvoyé le problème à l'année prochaine. Or ce protocole, qui fixe jusqu'en 2012 des objectifs contraignants aux seuls pays industrialisé à l'exception des Etats-Unis, est le seul traité juridiquement contraignant.

Dans la suite de Copenhague, la conférence sur le climat de Cancun entérine un renversement de la logique de la négociation climatique : l'ONU ne fixe plus un objectif global de réduction des émissions de CO2. Désormais, ce sont les pays riches qui choisiront eux-mêmes leurs objectifs de diminution de rejets de CO2. Il acte aussi l'objectif de limiter la hausse de la température globale à 2 degrés.

Le sommet de Cancun est un signe encourageant sur certains points mais il ne peut constituer qu'une étape. Le prochain rendez-vous à Durban, en Afrique du Sud, devra faire beaucoup mieux.

Source de l'information :

  • La Ligue de l'enseignement prend position
  • Communiqué oublié le 17 décembre 2010
  • "Sommet de Cancun : de l'engagement...mais sans chiffre"