Les Français de plus en plus engagés dans le bénévolat


« La crise que nous traversons n’entraîne pas un repli sur soi, une « désaffiliation », une atomisation des individus. Bien au contraire, puisque votre étude constate une progression de l’engagement bénévole entre 2010 et 2013 » s’est félicité la ministre en charge de la vie associative Valérie Fourneyron lundi 17 juin à l’occasion de la remise des résultats d’une étude réalisée par IFOP pour France Bénévolat au sujet du nombre de bénévoles en France. Contredisant les visions pessimistes sur la société, cette enquête inédite souligne en effet que les Français, loin de se replier sur eux-mêmes, sont généreux et solidaires. Ils sont 40% à donner de leur temps dans une association (12,5 millions), dans une organisation syndicale, politique ou religieuse (4,2 millions) ou dans un engagement direct de proximité (9,7 millions) :

Satisfaction supplémentaire pour la ministre en charge de la jeunesse, la progression de l’engagement bénévole est particulièrement forte dans la tranche d’âge des 15-35 ans : +32% (contre seulement +10% chez les 35-65 ans) : "Là aussi, nous avons un élément extrêmement positif qui nous donne une autre vision de la jeunesse que celle parfois mise en avant, en particulier dans les médias ou dans certains discours politiques."

Ces résultats viennent conforter les orientations portées par le gouvernement pour soutenir et développer l’engagement de nos concitoyens, véritable ferment du lien social.

Soutenir et valoriser l’engagement citoyen des 15-25 ans fait partie des priorités affichées dans ce domaine. Des mesures volontaristes ont été prises à cet effet lors du Comité interministériel de la jeunesse, notamment pour encourager la participation des jeunes aux mouvements politiques, associatifs et syndicaux. Une cellule d’accompagnement a également été créée au sein du ministère pour appuyer la création d’associations de jeunes dirigées par des jeunes et les aider à se structurer.

Parallèlement, le travail en cours avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et la Conférence des présidents d’université vise à renforcer la reconnaissance formelle de l’expérience associative dans le parcours scolaire et l’insertion professionnelle, en améliorant les processus de validation des acquis de l’expérience associative.

Les constats positifs à tirer de l’étude IFOP viennent corroborer les observations des travaux récents conduits par l’Injep, comme l’a rappelé la ministre : "Ainsi, le panorama présenté l’an passé dans l’atlas des jeunes en France montrait que les jeunes accordaient une grande confiance au monde associatif et qu’ils étaient prêts à s’investir. Je vous redonne quelques chiffres figurant dans cet atlas :

  • 85% des 15 – 35 ans font confiance aux associations pour que la société évolue dans le sens qu’ils veulent,
  • Depuis les années 1990, le taux d’adhésion des jeunes Français de 18 à 29 ans est resté stable et 38% sont membres d’au moins une association.
  • 30 % des 16 – 24 ans sont membres d’une association, soit 1,8 million de jeunes. C’est une donnée stable malgré la crise."

L’engagement des actifs salariés n’est pas négligé avec la création d’un congé d’engagement bénévole dont les modalités de mise en œuvre sont actuellement à l’étude.

Le ministère entend par ailleurs poursuivre son soutien au développement des plates-formes associatives mettant en relation bénévoles et associations (comme France Bénévolat ou Espace Bénévolat), notamment en les rendant plus accessibles sur son site Internet. La pertinence de ces plateformes est d’autant plus grande qu’elles répondent aux évolutions constatées par l’enquête de l’IFOP, qui souligne un attrait croissant pour les actions moins régulières et plus ponctuelles.

Valérie FOURNEYRON a conclu : « L’étude dévoilée aujourd’hui met en évidence une réalité souvent occultée par les discours catastrophistes. Oui, dans les périodes difficiles, les Français font preuve de fraternité et d’entraide. Oui, ils s’investissent dans des causes d’intérêt général. Le gouvernement sera au rendez-vous pour conforter cette dynamique. Je suis particulièrement satisfaite de voir une étude qui met également à bas les préjugés sur la jeunesse. On l’a dit passive, désabusée, égoïste. Nous la voyons ici telle qu’elle est réellement : généreuse, investie, faisant confiance à la vie associative pour faire évoluer la société dans le sens qu’ils souhaitent. C’est cette vision de la jeunesse que j’entends promouvoir. »

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