L'Association de Bouche à Oreilles propose :

L'Association de Bouche à Oreilles qui promeut la littérature orale sur le bassin manosquin poursuit son travail passionné pour faire découvrir les conteurs professionnels pour lesquels elle a eu un coup de coeur et qui sont emblématiques des diverses tendances du conte actuel.

Elle continue aussi de tisser des liens avec tous les partenaires du territoire qui sont intéressés par cet art dont la portée traverse les âges et les pays.

C'est ainsi que, en partenariat avec la Mairie de Saint-Martin-les Eaux elle fait venir Victor Cova Correa qui représente depuis 20 ans l'oralité vénézuelienne francophone.

CONTES DU VÉNÉZUELA AVEC VICTOR COVA CORREA

  • SAMEDI 28 MARS
  • À 21HEURES
  • SALLE DES FÊTES
  • SAINT MARTIN LES EAUX
  • Places limitées
  • Réservations conseillées à : asso.deboucheaoreiles@gmail.com ou par tel au 04 92 72 31 66
  • PAF : 10€ – Adhèrents, Habitants St Martin les Eaux et Chômeurs : 8 € – Enfants de moins de 12ans : 5€


VICTOR COVA CORREA

Passeur de tendresse et d’énergie, Victor Cova Correa use, avec une aisance malicieuse et une imagination débridée, de sa langue comme un peintre d’un pinceau, pour colorer ses mots et les faire chanter sous les arpèges de son « cuarto » (petite guitare à 4 cordes) .

A Saint Martin les Eaux, il ouvrira grand « La Besace de Temistocles », un personnage inspiré de son grand père, cordonnier ambulant , docker, bonimenteur « qui lisait l’avenir dans les semelles de vos chaussures » , se souvient-il. Il en sortira des histoires dont « la vivacité et l’exubérance seront capables de réveiller même les corps gelés » !... « Galavan », « Ruperto, le fils du pêcheur », « Blakama le méchant vendeur de miracles » ou bien, « ces commères qui usent leur dentier et qui sont enterrées avec pour qu’on soit sûr qu’elles se tairont » !

« Mon Grand-père, raconte Victor, était doué d’une imagination prolifique ; il inventait à chaque coin de rue des histoires complètement loufoques, pour m’expliquer l’inexplicable… tout en me disant : je ne suis pas venu pour te raconter des histoires, mon petit ! tout est vrai ! Je te donne ma parole ! C’est sûrement comme ça que je suis venu aux contes ! ».

De Caracas à la Bretagne

Après son enfance à Caracas , devant la terreur népotique qui règne alors en 1988, Victor rejoint ses parents à Mérida, « la ville aux cinq aigles », où il fait des études de théâtre, de Lettres Classiques, d’Histoire de l’Art. Là, il intègre une troupe de conteurs, « Si te acercas te cuerto », avec laquelle il va exercer son art du conte dans les prisons, les orphelinats, sur les places publiques, pour le plaisir et le partage.

« Et puis un jour de l’an 1995, je me suis fatigué d’un âne qui ne voulait pas avancer ! A cet âne, dénommé le destin, je lui ai donné un bon coup de fouet, et il m’a retourné une bonne ruade qui m’a fait m’envoler jusqu’en France, avec trois sous en poche ! » , se souvient Victor Cova Coréa.

Là, jonglant de petit métier en petit métier, il reprend des études de Linguistique, de Cinéma et d’Ethnologie, pour finalement intégrer la grande famille des Conteurs à « La Maison des Contes » de Chevilly-Larue.

Mais comme à ses yeux, le monde ne s’arrête pas à la ligne d’horizon, et qu’il a la double nationalité française-vénézuélienne, il repart au Vénézuela en 2004, lauréat d’une Bourse de La Fondation de France, pour un travail de collectage de l’oralité vénézuélienne.

Commence alors la ronde des Festivals qui l’emporte aux 4 coins du monde (France, Québec, Afrique, Liban, Pologne, Belgique, Suisse, Vénézuela…). Mais c’est en Bretagne, près de Rennes, qu’il aime se ressourcer et goûter aux joies familiales de la paternité.

Le 28 Mars 2015 à 21Heures, sous l’égide de la Municipalité de St Martin-Les-Eaux, en partenariat avec l’association manosquine « De Bouche à Oreilles », Victor Cova Correa fait un come back attendu en Provence où cet été il avait participé à « La Marche des Conteurs » d’Août 2014 dans notre département !

Et comme il a « les oreilles attentives et le cœur disposé à raconter tant qu’il aura du souffle pour raviver la flamme dans un regard qui l'a perdue », parions que cette soirée-contes du 28 mars à Saint Martin Les Eaux aura au moins la chaleur d'un jour d'été !