-
|
ESPACE THEMATIQUE
"Centre de Ressources
à la Vie Associative
dans les Alpes du Sud"
C.R.V.A
|
RUBRIQUES DISPONIBLES :
-
-
-
-
-
-
|
|
|
|
> Questions
/ Réponses
L'association organisatrice de spectacles ? |
> Des conseils et des formations...
Le
Centre de Ressources à la Vie Associative (CRVA) animé
par les Fédérations de la Ligue de l'enseignement dans
les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence accompagne les
associations qui désirent organiser des spectacles. A cette fin,
le CRVA dispense des conseils, met à disposition ses ressources
documentaires et organise des modules de formations.
Ainsi, le 23 février 2007, l''une de ces formations a été organisée par ADELHA,
Fédération de la Ligue de l'enseignement des
Hautes-Alpes, en présence d'une trentaine de participants.
Nombre d'entre eux ont souhaité pouvoir disposer du "conducteur"
utilisé par l'intervenant, Hugues Guillory.
Vous
trouverez donc ci-dessous, avec les imperfections dugenre (orthographe,
abréviations,formulations imprécises…) le plan de
travail utilisé ce jour là.
> Les sources :

> Plan de l'intervention de M. Hugues Guillory, sur le thème : "L’association organisatrice de spectacle"
# Préambule
Deux dimensions liées nourrissent le sujet : une dimension "politique", et une dimension "technique" :
1 - Politique
-
Pour quelles raisons ,j’organise le spectacle ?
-
Pour quel public ?
- Dans quel environnement ?
-
Comment être attentif à ce que font déjà les autres ?
-
Quelle programmation ?
- Quel projet artistique ?
-
Les relations avec les collectivités locales ?
L’association est l’outil démocratique
idéal pour faire naitre une conception de développement
culturel à l’échelle d’un territoire
La question du sens du projet associatif "d’organisation du
spectacle" est essentielle. Elle peut faire l’objet à
elle seule de 4 h de formation mais la durée de
l’intervention d’aujourd’hui nous impose de nous
concentrer sur des aspects techniques et de reporter les
échanges passionnés que génèrent la
dimension politique...
2 - Technique
-
Cadre juridique et réglementaire :
-
Rappel de ce qu’est une association : une personne morale de droit privé
-
Rappel sur la notion de personnalité juridique.

# Les autorisations préalables
Le droit d'utiliser une salle, d'occuper le domaine public, d'embaucher
du personnel, d'afficher des placards publicitaires, d'accueillir des
spectateurs à titre onéreux, de tenir une buvette, etc sont
soumis à déclarations ou demandes d'autorisations.
A qui faut-il les adresser les demandes d'autorisation ?
A la mairie
Prendre connaissance des différents arrêtés
préfectoraux et municipaux réglementant les conditions de
déroulement des manifestations, en matière d'affichage
public, de sécurité...
Demander par écrit au Maire (selon les besoins) :
-
L'autorisation d'organiser la manifestation :
-
L'autorisation d'ouvrir un débit de
boissons occasionnel (catégorie 1 ou 2, article 48 du Code
général des Impôts).
-
L'autorisation de disposer d'une salle,
-
L'autorisation d'implanter des calicots ou des panneaux sur la voie publique.
-
L'autorisation de sonoriser la voie publique
par haut-parleur, par le passage d'une voiture sono (circulaires
n°244 du 23 mai 1960, n°308 du 22 mai 1965 et n°9748 du 15
octobre 1975).
-
Un arrêté municipal, si besoin
est, interdisant, durant les festivités de circuler ou de
stationner dans certaines rues ou places, instaurant des
déviations éventuelles (prévoir un plan de
circulation dans la commune et un certain nombre de personnes pour
assurer le blocage des voies et les déviations).
En vertu de ses pouvoirs de police, le Maire peut refuser d'accorder
ces autorisations pour des raisons de sécurité ou d'ordre
public ou bien encore de non respect des réglementations.
Certains lieux relevant d'une autre autorité que celle du Maire
doivent faire l'objet d'une demande d'autorisation spécifique :
-
à l'Evêque ou au Ministre de la paroisse pour les lieux de culte.
-
à l'Inspecteur de l'Académie pour les locaux scolaires.
-
au Préfet ou au directeur de la Caisse
nationale des monuments historiques pour les bâtiments
classés ou inscrits.
À la préfecture (service de la réglementation) :
-
L'autorisation d'utiliser la voie publique
(sur les voies départementales classées à petite
circulation ou en agglomération).
-
L'autorisation d'installer un chapiteau dont
la capacité d'accueil est supérieure à 300
personnes.
-
La déclaration du spectacle sur papier
libre, s'il donne lieu à billetterie et à
publicité et que l'organisateur n'est pas titulaire d'une
licence d'entrepreneur de spectacles.
A noter depuis un décret n° 2006.334 du 21 mars 2006 les
rassemblements festifs à caractère musical doivent faire
l’objet d’une déclaration préalable
auprès du préfet lorsque entre autres l’effectif
prévisible des personnes présentes est supérieure
à 500..Cette déclaration doit être
réalisée au plus tard un mois avant la date prévue.
À la gendarmerie ou au commissariat de police :
-
La déclaration de la manifestation et
une demande éventuelle de passage d'une ronde au cours de son
déroulement, en particulier sur les lieux de stationnement.
À la Société des Auteurs :
-
La déclaration de la manifestation
à la SACEM (au moins 15 jours avant son déroulement).
A L'URSSAF ou au guichet unique :
-
L'envoi à l'URSSAF des
déclarations préalables à l'embauche des artistes
et techniciens engagés.
-
L'envoi au guichet unique des formulaires de
déclaration préalable d'embauche des artistes et
techniciens engagés.

# La licence d’entrepreneur de spectacles
La licence d’entrepreneur de spectacles est désormais
obligatoire pour tout responsable de structure associative qui organise
plus de 6 représentations par an et dont l’activité
habituelle (professionnelle) est la production de spectacles.
Les
licences (depuis le mois d’août 2003) sont
déconcentrées et les directeurs régionaux des
affaires culturelles sont les autorités compétentes pour
instruire les dossiers de licences d’entrepreneurs de spectacles
par délégation des préfets.
Qui est exonéré de la Licence ?
Peuvent exercer occasionnellement l’activité
d’entrepreneur de spectacles, sans être titulaires
d’une licence, dans la limite de six représentations par
an :
- 1. toute personne physique ou morale qui n’a pas pour
activité principale ou pour objet l’exploitation de lieux
de spectacles, la production ou la diffusion de spectacles ;
-
2. les groupements d’artistes amateurs bénévoles
faisant occasionnellement appel à un ou plusieurs artistes du
spectacle percevant une rémunération.
Ces représentations doivent faire l’objet d’une
déclaration préalable à l’autorité
administrative compétente un mois au moins avant la date
prévue.
Qui doit demander la licence ?
Tout entrepreneur de spectacles, qu’il s’agisse d’une
structure associative ou commerciale, qu’elle soit privée
ou publique, doit être titulaire de la licence dès que la
limite des six représentations par an est
dépassée, le fait générateur étant
l’emploi d’artistes.
Quelle licence demander ?
Les entrepreneurs de spectacles vivants sont classés en trois catégories :
-
1. Licence de 1ère catégorie : elle concerne les
exploitants de lieux de spectacles aménagés pour les
représentations publiques, et qui les exploitent effectivement.
Ils en assument l’entretien et l’aménagement pour
les louer à un diffuseur ou à un producteur/diffuseur.
-
2. Licence de 2ème catégorie : elle concerne les
producteurs de spectacles ou entrepreneurs de tournées qui ont
la responsabilité d’un spectacle et notamment celle
d’employeur à l’égard du plateau artistique.
Ils choisissent et montent les spectacles, ils coordonnent les moyens
humains, financiers, techniques et artistiques nécessaires et en
assument la responsabilité. Les entrepreneurs de tournées
dont l’activité se limiterait à une activité
de diffusion de spectacles pourront obtenir une licence de diffuseur.
-
3. Licence de 3ème catégorie : elle concerne les
diffuseurs de spectacles qui ont la charge, dans le cadre d’un
contrat, de l’accueil du public, de la billetterie et de la
sécurité des spectacles ; lorsque le diffuseur exploite
lui-même le lieu, il doit également être titulaire
de la licence l’exploitant de salle. Elle concerne aussi les
entrepreneurs de tournées qui n’ont pas la
responsabilité d’employeur à l’égard
du plateau artistique.
Les pièces à fournir
Prendre contact avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) dont on dépend pour connaître
exactement les pièces nécessaires à la
constitution du dossier.
Qui peut-être titulaire de la licence ?
Personnelle et incessible, la licence est attribuée à une
personne en sa qualité de responsable d’une structure.
Nul
n’est admis à diriger, soit directement soit par personne
interposée, une entreprise de spectacles s’il n’est
personnellement muni de la licence.
Quelle est la durée de vie d’une licence d’entrepreneur de spectacle ?
Les licences sont attribuées pour une durée de trois ans.
Leur renouvellement sera réputé acquis lorsque
l’autorité compétente n’a pas notifié
sa décision dans un délai fixé par décret.
Ce régime d’autorisation tacite permet
d’éviter qu’un retard de procédure ne
pénalise l’activité des entrepreneurs.
Le
renouvellement de la licence est subordonné à la
justification de la régularité de la situation des
obligations au regard du droit du travail, de la sécurité
sociale et de la propriété littéraire et
artistique.
En cas de manquement à ces obligations, la licence
peut être retirée.
Quels sont les contrôles exercés par l’administration ?
Il n’y a pas de contrôle de la qualité artistique du
projet présenté par le candidat à la licence, mais
un contrôle de la régularité de sa situation au
regard des lois sociales.
Au-delà des officiers et agents de
police judiciaire, les inspecteurs du travail et les agents de
contrôle des organismes sociaux sont habilités à
constater l’infraction caractérisée par
l’exercice de l’activité d’entrepreneur de
spectacles sans licence, à l’occasion de leurs
contrôles dans les entreprises.
Attention : Les sanctions visent tant les personnes physiques qui
doivent être titulaires de la licence que les personnes morales.

# Conseils pour les assurances
- Se reporter pour de plus amples informations aux documents distribués lors de la formation.

# Les contrats
Pour éviter les complications administratives liées
à l'embauche d'artistes et de techniciens, il est parfois
possible d'acheter un spectacle "clefs en main" sur la base d'un
contrat de vente ou de coréalisation.
La personne,
généralement le producteur, avec qui l'on effectue la
transaction se charge de verser les rémunérations et les
charges sociales et fiscales afférentes
Le contrat de cession
Ce contrat est fréquemment appelé "contrat de cession du
droit d'exploitation d'un spectacle". Il devra impérativement
stipuler le numéro de licence du producteur.
Le producteur fournit le spectacle "clefs en main" à un organisateur qui dispose d'un lieu "en ordre de marche".
L'organisateur est responsable du lieu, de la billetterie, de l'accueil du public et de la promotion du spectacle.
Le producteur fournit le spectacle et le plateau artistique, la
relation avec les artistes est contractualisée par le producteur
qui prend donc à sa charge de déclarer et de
rémunérer les artistes et techniciens qui composent ce
plateau.
En dernière instance, l'organisateur est réputé
être responsable de l'emploi des salariés et doit donc
s'assurer que le producteur remplit bien ses obligations et qu'il est
bien titulaire d'une licence d'entrepreneur de spectacles.
L'organisateur peut demander au producteur de lui fournir les justificatifs de versement des salaires.
Pour tout contrat supérieur à 3 000 €, le producteur
doit fournir à l'organisateur les documents suivants :
-
une attestation de fourniture de déclaration sociale et fiscale datant de moins d'un an
-
la dénomination sociale, l'adresse
complète ainsi que le numéro et la catégorie de
licence
-
un extrait d'inscription au registre du commerce ou du registre des associations
-
une attestation sur l'honneur certifiant que
les salariés sont employés régulièrement
Dans un contrat de vente, le prix du spectacle peut être
déterminé sous forme d'un forfait tout compris ou d'un
prix différenciant le prix du spectacle et les
défraiements, hébergement et frais de transport.
Dans l'hypothèse où le producteur du spectacle est
assujetti à la TVA (cas le plus fréquent), le taux
applicable au contrat de vente est le taux réduit, soit 5,5 %
(quand les défraiements et frais de transport sont
facturés à part, ils sont également assujettis
à ce même taux de 5,5 %)
.
Le contrat de co-réalisation
Le contrat de coréalisation est très proche du contrat de
cession : producteur et organisateur ont les mêmes obligations.
La différence réside dans le fait que les deux parties
partagent le risque de la recette.
En pratique le contrat
prévoit le pourcentage de recette attribué à
chacun d'entre eux.
Le contrat de coproduction
Cas particuliers
Contrat de coréalisation avec minimum garanti au producteur.
Certains contrats de coréalisation prévoient
indépendamment du partage de recette, un minimum garanti en
faveur du producteur. Celui-ci se préserve ainsi d'un
éventuel échec du spectacle en s'assurant qu'il pourra
couvrir au minimum les charges qui lui incombent.
Dans ce cas, le complément de recettes versés au
producteur au-delà de sa part de recettes est assujettie au taux
de TVA de 5.5 %.
Attention : dans le cas où le minimum garanti serait
attribué à l'organisateur, le contrat serait
analysé comme un contrat de location de salle et assujetti de ce
fait au taux normal de TVA, soit 19,6 %.

# L'engagement direct d'artiste(s) ou de technicien(s) du spectacle
L'engagement d'artistes et de techniciens professionnels fera
obligatoirement l'objet d'un contrat de travail.
L'organisateur devra
ensuite satisfaire à toutes les obligations légales d'un
employeur, en veillant au respect des conventions collectives des
professions du spectacle. Il devra fournir un bulletin de paie à
ses salariés, les défrayer, verser aux organismes
compétents les parts salariales et patronales des charges
sociales correspondant à leur rémunération.
Signalons qu'une grande partie de ces démarches sont
désormais simplifiées grâce à la formule du
"guichet unique - GUSO" :
- Qui peut en bénéficier ?
- Quelles
sont précisément les obligations de
l'organisateur-employeur ?
- A quels organismes doit-il s'adresser ?
- Comment calculer le détail du salaire ou les défraiements
des artistes ?
Les organisateurs non professionnels de spectacles :
Les organisateurs non professionnels qui n'ont pas pour activité
principale ou pour objet la production ou la diffusion de spectacle
utiliseront le GUSO (le guichet unique).
Pour simplifier les démarches administratives des organisateurs
de spectacles non professionnels et leur permettre de les effectuer en
un seul lieu, les organismes sociaux ont mis en place un guichet
unique.
Grâce au service gratuit du GUSO, l'employeur peut faire
toutes ses déclarations sociales en une seule fois sur un seul
formulaire et remplir ses obligations auprès de :
-
l'AFDAS (formation professionnelle)
-
l'ASSEDIC (assurance chômage)
-
AUDIENS-ex GRISS- (retraites complémentaires et prévoyance)
-
les Congés Spectacles (congés payés)
-
le CMB (médecine du travail)
- l'URSSAF (sécurité sociale)
Pour résumer, avec un seul formulaire, l'employeur effectue simultanément :
-
le contrat de travail
-
la déclarations de l'ensemble des
cotisations et contributions dues au titre de cet emploi et le paiement
global
-
la déclaration annuelle des données sociales
-
l'attestation d'emploi destinée à l'ASSEDIC
-
le certificat d'emploi destiné aux
congés spectacles et la déclaration préalable
à l'embauche (imprimé spécifique).
Depuis le 1er janvier 2004, le GUSO est devenu obligatoire pour tous les employeurs non professionnels de
spectacle vivant qui satisfont aux conditions suivantes (ordonnance
n°2003-1059 du 6 novembre 2003 et décret n°2003-1371 du
31 décembre 2003) :
-
Ne pas avoir pour activité principale
ou pour objet l'exploitation de lieux de spectacles, de parcs de
loisirs, ou d'attraction, la production ou la diffusion de spectacles
-
Employer sous contrat à durée
déterminée des artistes ou techniciens du spectacle.
-
Ces organisateurs de spectacle vivant peuvent être :
-
des personnes physiques (particuliers, commerçants, professions libérales.)
-
des personnes morales de droit privé
(associations, comités des fêtes, sociétés,
comités d'entreprises.)
-
des personnes morales de droit public (collectivités territoriales, établissements publics.)
Ce dispositif entièrement gratuit a pour objectifs :
-
de simplifier les formalités
liées à l'emploi de techniciens ou d'artistes du
spectacle.
-
de lutter plus efficacement contre le travail illégal.
-
d'améliorer la protection sociale des artistes et techniciens.
Les moyens pour contacter le guichet unique sont les suivants :
-
par téléphone : accueil
téléphonique au 0 810 863 342 (prix d'un appel local)
-
Fax 04.50.33.94.50
-
par Internet : www.guso.com.fr
Le site Internet du GUSO permet :
-
d'adhérer en direct au GUSO
-
de s'informer sur les nouveaux dispositifs
-
de saisir en ligne la déclaration GUSO
et la déclaration préalable à l'embauche
-
de prévoir et calculer les cotisations et contributions sociales
-
de commander des formulaires de déclaration papier
-
de modifier les données administratives
Envoi par courrier :
Pour les salariés intermittents du spectacle, envoi des
déclarations uniques et simplifiées GUSO (volet
salarié) :
-
TSA 10001 - 75600 Paris Cedex 14
Pour les employeurs entrant dans le champ d'application GUSO (pour les
feuillets GUSO) l'employeur doit, comme auparavant, commander ces
documents à :
-
TSA 20134 - 69942 Lyon Cedex 20
Démarches concrètes :
-
Le dossier GUSO doit être demandé
au GUSO, par le futur employeur ou par l'artiste, l'ouvrier ou le
technicien susceptible d'être engagé sur contrat de
travail à durée déterminée. Quelle que soit
la personne ayant demandé le dossier par courrier,
téléphone ou Internet, ce dossier est adressé par
le GUSO à l'employeur
-
Deux types de documents :
-
1. déclaration préalable à l'embauche (DPAE) individuelle ou collective,
-
2. déclaration unique et simplifiée des cotisations sociales qui vaut contrat de travail.
Ces documents doivent être utilisés exclusivement pour déclarer les activités relevant du GUSO.
La déclaration unique et simplifiée des cotisations sociales comprend quatre exemplaires :
-
L'original de la déclaration : à
adresser par l'employeur avec son règlement au GUSO avant le
quinzième jour qui suit la fin du contrat de travail.
-
Le second exemplaire : à adresser par
le salarié à l'ASSEDIC dont il relève, à la
fin de chaque contrat de travail ; il sert d'attestation d'employeur.
Une copie de ce document tient lieu de certificat d'emploi à
adresser par le salarié à la Caisse des Congés
Spectacles.
-
Le troisième exemplaire : à
conserver par le salarié, ce document vaut contrat de travail.
-
Le quatrième exemplaire : à conserver par l'employeur.
Obligations du salarié vis-à-vis du régime d'Assurance chômage :
-
Signaler à l'ASSEDIC tout changement de
situation (stage, maladie, accident, invalidité,
maternité, retraite).
-
En cas de déclaration inexacte ou
d'omission de déclaration, le salarié est passible des
sanctions prévues à l'article L.365-1 du code du travail.
-
Pour calculer les cotisations sociales à verser au GUSO :
-
Calcul du plafond de la Sécurité sociale et assiette maximale au 1er janvier 2005.
Les cotisations forfaitaires URSSAF
Le système de la vignette URSSAF a disparu, mais son principe a
été maintenu dans le cadre du système du guichet
unique.
Il s'agit d'une cotisation forfaitaire URSSAF (38 € dont
10 € en part salariale et 28 € en part patronale) qui n'est
toutefois appliquée par le guichet unique :
-
que pour les employeurs occasionnels non inscrits au registre du commerce.
-
uniquement si le cachet de l'artiste est
inférieur, par représentation, à 25 % du plafond
mensuel de la sécurité sociale (629 € en 2004).
Dans la pratique, le guichet unique appliquera ce forfait URSSAF
à partir d'un salaire ou cachet brut de 100 € par artiste.
Le forfait URSSAF regroupe les cotisations d'assurances sociales,
d'accident du travail et d'allocations familiales ainsi que les autres
cotisations recouvrées par l'URSSAF.
Ce forfait n'est pas
applicable aux cotisations dues aux autres organismes (ASSEDIC,
AUDIENS, AFDAS, CMB, Caisse des congés spectacles) qui sont
assises sur la rémunération réelle.
Le GUSO reste un système utile, efficace et gratuit qui
toutefois comporte certains inconvénient...
A cet effet, des
mesures de simplifications ont été mises en place :
-
Taux accidents du travail : pour les artistes,
le taux applicable est de 1,19 % pour 2004 ; pour les ouvriers et
techniciens, le taux est de 2 %.
-
Pour la contribution supplémentaire due
au titre du fonds national d'aide au logement (FNAL) et pour le
versement destiné aux transports en commun, les employeurs
déclarant au GUSO sont assimilés à des employeurs
d'au plus 9 salariés et de ce fait, n'en sont pas redevables. La
cotisation FNAL à acquitter par tous les employeurs, quel que
soit leur effectif, reste due.
-
Pour les cotisations et contributions
salariales de sécurité sociale, les particularités
liées au domicile fiscal des salariés ne sont prises en
compte. Les particularités liées à l'exercice
à titre accessoire de l'activité déclarée
au GUSO ne sont pas non plus prises en compte et le taux de droit
commun s'applique pour l'assurance vieillesse.
-
Pour les cotisations et contributions de
l'assurance chômage, les exonérations relatives à
l'âge des salariés, à l'exercice d'une
activité libérale, ainsi qu'à la partie du salaire
supérieure à quatre plafonds, ne sont pas prises en
compte.
-
Pour la contribution à la formation
professionnelle, la TVA n'est pas réclamée aux
associations qui en restent néanmoins redevables.
-
Les organisateurs de spectacles professionnels qui ont pour
activité principale la production ou la diffusion de spectacles.
Les organisateurs professionnels ne peuvent recourir au GUSO.

# Billeteries
Le billet d'entrée à un spectacle doit permettre un
double contrôle :
- pour l'organisateur, s'assurer que les
spectateurs présents en ont bien acquitté le prix
- pour
l'administration fiscale pouvoir éventuellement vérifier
le montant des recettes.
Comment gérer en toute
sécurité les sommes encaissées ?
La billetterie est soumise à une réglementation de source
fiscale (Art. 290 quater.-I . du code général des
impôts). Celle-ci impose de suivre les dispositions suivantes :
-
Un billet extrait d'un carnet à souche doit être remis à chaque spectateur
-
Le carnet doit comporter trois parties distinctes :
-
la souche,
-
le contrôle conservé à l'entrée du spectacle,
-
le billet gardé par le spectateur.
-
La souche, le contrôle et le billet
doivent porter de façon apparente les mentions suivantes :
-
le nom de l'organisateur,
-
le nom du spectacle,
-
le lieu, la date et l'heure de la manifestation.
-
le prix du billet ou le cas échéant la mention de la gratuité
-
le numéro d'ordre.
-
le nom de l'imprimeur.
-
Les billets doivent être numérotés suivant une série ininterrompue
-
A l'issue de chaque
représentation, il doit être établi un
relevé comportant pour chaque catégorie de billets :
-
les numéros des premiers et derniers billets délivrés,
-
le nombre de billets délivrés,
-
le prix du billet,
-
la recette par catégorie (différents tarifs).
NB : Ces bordereaux de recettes doivent être conservés pendant 6 ans les coupons et les souches pendant 1 an.
Autres dispositions relatives à la billetterie
Service de réservation
Il est conseillé de prévoir un service de
réservation pour la vente des billets et, à cet effet,
d'indiquer trois semaines à l'avance, par voie de presse ou
toute autre publicité (affiches, tracts) que les personnes
intéressées par le spectacle sont invitées
à réserver leurs places, en précisant bien
sûr le numéro de téléphone et les horaires
d'appel. Une ou plusieurs personnes responsables de ce service et
connaissant bien la salle et sa disposition seront
désignées pour informer les demandeurs et tenir à
jour le plan d'occupation.
Organisation pratique
Toujours en fonction de l'affluence, deux ou trois personnes seront
placées à l'entrée de la salle avec pour mission
de détacher les talons des billets et, si possible, orienter les
personnes qui se présentent vers leurs places (dans le cas de
places numérotées).
Tous les spectateurs devront être munis d'un billet de
manière à pouvoir en faire rapidement le décompte
et permettre, en cas d'incident, d'informer les pompiers du nombre
exact de personnes présentes dans la salle.
Contrôles
A la fin de chaque représentation, l'organisateur doit
établir un relevé comportant pour chaque catégorie
de place les numéros des premiers et derniers billets
délivrés, le nombre de billets délivrés, le
prix des places et la recette correspondante.
Les associations sont comptables des billets qu'elles ont à leur
disposition. Elles doivent être en mesure de présenter les
coupons de contrôle et les billets non utilisés lors de
tout contrôle de la part des Services des impôts.
Les
coupons de contrôle et les souches des billets doivent être
conservés pendant 1 an et le relevé des billets vendus
doit lui être conservé pendant 6 ans.
Assujettissement aux impôts commerciaux
Les règles en matière de billetterie
d'entrée au spectacle sont identiques, que l'association
organisatrice soit assujettie aux impôts commerciaux ou non.
De même, l'association est dispensée de produire dans les
30 jours le relevé détaillé des dépenses.
Il lui reste cependant à établir les résultats de
chacune des six manifestations exonérées en cas de
contrôle fiscal.
Déclaration auprès des services des impôts
Si les billets sont fournis par un imprimeur, ce dernier a l'obligation
de déclarer la livraison de billets aux organisateurs de
spectacles. Cette déclaration doit se faire auprès des
services des impôts dont ils dépendent dans un
délai de huit jours après la livraison des billets. La
compétence est attribuée à la Brigade de
contrôle et de recherche des impôts.

# Les obligations comptables de l'organisateur de spectacles
Disposition légales générales
La loi du 1er juillet 1901 et le code civil local n'édictent aucune contrainte en matière comptable.
Les statuts constituant la règle fondamentale des associations,
celles-ci doivent respecter les mentions indiquées au niveau de
la tenue comptable.
Selon les statuts types proposés aux
associations déclarées, à titre purement indicatif
(mais ils sont habituellement retenus), "le trésorier rend
compte de sa gestion et soumet le bilan à l'approbation de
l'assemblée".
La loi du 25 janvier 1985 relative au redressement et à la
liquidation judiciaire s'applique à toute personne morale (et
donc aux associations) qui est dans l'impossibilité de faire
face au passif exigible avec son actif disponible, d'où la
nécessité de déterminer ce passif et cet actif de
manière probante. Il en résulte, en outre, une
responsabilité des dirigeants s'ils ont commis une faute de
gestion : ils peuvent être condamnés à supporter
tout ou partie du passif.
Au-delà des règles statutaires, les associations doivent
tenir leur comptabilité conformément au plan comptable
(comptabilité dite à partie double) dans les cas suivants
:
-
Associations ayant une activité économique.
-
Associations dépassant 2 des 3 critères suivants :
-
50 salariés,
-
3,05 millions d'euros de produit,
-
1,5 million d'euros de total de bilan.
-
Associations subventionnées relevant de l'un des cas suivant :
-
Subvention d'une commune de plus de 3 500
habitants, d'un montant compris entre 76 000 € et 152 000 €
ou représentant plus de 50% de son budget.
-
Subvention publique supérieure à 152 000 €.
-
Associations assujetties aux impôts commerciaux.
Les méthodes de tenue comptable

# Mettre en place une buvette ?
La vente de boissons pourra fournir un complément financier non
négligeable à l'organisateur :
- Quelles sont les
règles concernant l'ouverture d'un débit de boisson
temporaire ?
- Comment tenir une buvette ?
- Où et comment
l'approvisionner ?
> 1er cas : la buvette est tenue par l'association organisatrice de la manifestation
Demander une licence temporaire
Les associations désirant servir des boissons à
l'occasion d'une manifestation qu'elles organisent, doivent obtenir une
licence temporaire de l'autorité municipale.
Art. L 48 du Code des débits de boissons : les débits
temporaires ou extraordinaires sont ceux qui sont ouverts de
façon exceptionnelle à l'occasion d'une foire, d'une
vente ou d'une fête publique.
Demander par écrit au maire l'autorisation d'ouvrir un
débit de boissons occasionnel sous la forme d'un courrier au
moins 21 jours avant la date envisagée.
Contrôles
A la fin de chaque représentation, l'organisateur doit
établir un relevé comportant pour chaque catégorie
de place les numéros des premiers et derniers billets
délivrés, le nombre de billets délivrés, le
prix des places et la recette correspondante.
Les associations sont comptables des billets qu'elles ont à leur
disposition. Elles doivent être en mesure de présenter les
coupons de contrôle et les billets non utilisés lors de
tout contrôle de la part des Services des impôts. Les
coupons de contrôle et les souches des billets doivent être
conservés pendant 1 an et le relevé des billets vendus
doit lui être conservé pendant 6 ans.
Veiller au lieu d'implantation
L'implantation du
débit temporaire doit respecter la réglementation
relative aux zones protégées. Ainsi le maire est tenu de
refuser qu'un débit temporaire soit ouvert à
proximité ou à l'intérieur d'enceintes sportives
ou de lieux publics (hôpitaux, hospices, piscine.) ou
privés destinés à la formation ou aux loisirs de
la jeunesse (écoles ou centres aérés...).
Les
seules boissons pouvant être servies sont celles appartenant au
1er groupe (eaux minérales, jus de fruits...). Mais une
dérogation préfectorale est possible.
Autorisations limitées !
-
Le nombre d'autorisations est limité à 5 par an.
Les boissons sont réparties en cinq groupes
Seules les boissons des deux premiers groupes peuvent être offertes ou vendues dans les débits temporaires.
-
Le premier groupe comprend : boissons sans alcool telles que les eaux
minérales ou gazéifiées, jus de fruit ou de
légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la
suite d'un début de fermentation, de traces d'alcool
supérieur à 1,2 degré, limonades, infusions, lait,
café, thé, chocolat, etc.
-
Le second groupe comprend : boissons alcooliques fermentées mais
non distillées, à savoir le vin, le cidre, la
bière, le poiré, l'hydromel, auxquels sont joints les
vins doux naturels bénéficiant du régime fiscal
des vins, ainsi que les crèmes de cassis et les jus de fruits ou
de légumes fermentés comportant de 1,2 à 3
degrés d'alcool. Ordonnance n° 60-1253 du 29 novembre 1960
Toutes autres boissons alcoolisées sont interdites
L'achat des boissons
Il va falloir évaluer la quantité susceptible
d'être vendue, sans oublier que tous ceux qui travailleront le
soir du spectacle voudront consommer gratuitement. Les
Contrôles
A la fin de chaque représentation, l'organisateur doit
établir un relevé comportant pour chaque catégorie
de place les numéros des premiers et derniers billets
délivrés, le nombre de billets délivrés, le
prix des places et la recette correspondante.
Les associations sont comptables des billets qu'elles ont à leur
disposition. Elles doivent être en mesure de présenter les
coupons de contrôle et les billets non utilisés lors de
tout contrôle de la part des Services des impôts. Les
coupons de contrôle et les souches des billets doivent être
conservés pendant 1 an et le relevé des billets vendus
doit lui être conservé pendant 6 ans. fournisseurs de
boissons acceptent fréquemment de reprendre lhttp://www.apac-assurances.org/apac/index.aspes invendus. On
peut envisager d'établir des tickets de boissons.
Le transport des boissons alcoolisées est
réglementé : au-delà de 8 litres titrant plus de
18° d'alcool, vous devez acquitter des droits spécifiques :
adressez-vous à un négociant en vins et spiritueux.
Pour des raisons de sécurité, penser à utiliser
des gobelets et bouteilles en plastique (la vente de bouteille en verre
est interdite sur la voie publique).
Le service
Dans la mesure du possible, on évitera les bouteilles en verre,
qui peuvent causer des accidents. Les boissons servies en flacon
fermé doivent être ouvertes devant les consommateurs
(pensez également aux systèmes de
réfrigération des boissons).
Le service et la vente de
boissons peuvent être assurés, soit par des
bénévoles, soit par une personne de métier qui
assurera ce poste sous forme de gérance.
Les règles
d'hygiène devront être respectées, les bouteilles
et gobelets ramassés pour tenir le lieu de vente en état.
> 2ème cas : la buvette est tenue par le tenancier patenté d'un débit existant dans la commune
Dans ce cas de figure, le
tenancier fera lui-même la demande d'autorisation à la
mairie.
Obligation de présentation et d'affichage : dans tous les
débits de boissons, au
Contrôles
A la fin de chaque représentation, l'organisateur doit
établir un relevé comportant pour chaque catégorie
de place les numéros des premiers et derniers billets
délivrés, le nombre de billets délivrés, le
prix des places et la recette correspondante.
Les associations sont comptables des billets qu'elles ont à leur
disposition. Elles doivent être en mesure de présenter les
coupons de contrôle et les billets non utilisés lors de
tout contrôle de la part des Services des impôts. Les
coupons de contrôle et les souches des billets doivent être
conservés pendant 1 an et le relevé des billets vendus
doit lui être conservé pendant 6 ans. minimum dix bouteilles de boissons non
alcoolisées disponibles doivent être
présentées sur un étalage et placées en
évidence dans la salle où sont servies les consommations.
A l'extérieur doit apparaître un panneau affichant le prix et la dénomination des boissons.
A l'intérieur doit être affiché le prix de toutes
les prestations et le prix T.T.C. à payer par les consommateurs
"service compris".

# Et les droits d'auteurs ?
- La
seconde partie de la formation consacrée aux droits
d’auteur a été assurée par M. Grenier,
Délégué SACEM à Gap
- Contacts : SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique) - Délégation 04/05 - 74, bd Georges Pompidou, 05000 Gap - Tél 04 92 51 89 70
- Site national : www.sacem.fr

> D'autres questions ?
Si vous ne trouvez
pas dans les pages de ce site les réponses à vos
questions, n'hésitez pas à nous contacter :
|
|
|
|