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Hautes-Alpes
Semaines
nationales d'éducation contre le racisme 2004
> "Et
si on s'la jouait fraternel ?!" |

> CHARTE
POUR UN ATELIER D'ECRITURE
La Ligue de l'Enseignement
promeut une éducation artistique fondée sur des
pratiques artistiques et culturelles au service de l'émancipation
de la personne tout au long de sa vie.
Les pratiques
de lecture et d'écriture reposent sur un enjeu majeur
: l'accès aux signes qui régissent la société.
La pratique des
ateliers d'écriture garantit une rencontre entre
des amateurs et des professionnels, sur le principe d'un aller-retour
entre l'individu et le groupe, la part d'intime de chacun et
le caractère universel d'une démarche culturelle.
- Un atelier
d'écriture propose d'expérimenter :
- l'accès
à un espace imaginaire par un acte qui met en jeu l'émotion
et la capacité d'invention des écrivants,
- la rencontre
de la littérature à travers des uvres et
des écrivains,
- un processus
de création avec ce qu'il comporte de prise de risque
et de plaisir,
- un rapport à
la littérature par le plaisir de lire et d'écrire.
- Un projet
culturel -
L'ensemble d'un projet s'articule entre :
- le temps des
pratiques culturelles (connaissance des uvres, fréquentation
des lieux et des métiers du livre, tout acteur de l'édifice
culturel autour du livre) qui encadrent et soutiennent
- le temps de
pratique artistique de l'atelier d'écriture proprement
dit.

> PARTENARIAT
Un projet
d'atelier d'écriture est l'affaire de tous les acteurs
de la chaîne du livre sur un territoire :
- les auteurs
(écrivains, illustrateurs,
),
- les artisans
du livre,
- les éditeurs,
- les libraires,
- les médiateurs
du livre (bibliothécaires, enseignants, éducateurs,
animateurs, ...).
L'un d'entre
eux, porteur du projet, en est le maître d'uvre.
L'enseignant,
l'animateur ou le bibliothécaire est garant du processus
éducatif et culturel : c'est le maître d'ouvrage.
L'auteur est
garant de l'expérience du processus de création
: il est le maître d'atelier durant tout ou partie du projet.
Ces partenaires
s'accordent sur :
- une articulation
entre le temps des pratiques culturelles et celui de l'atelier
proprement dit
- un projet littéraire
associant un groupe d'écrivants et un auteur sur une durée
qui garantit son développement
- une proposition
d'écriture d'invention et une forme de production retenues
comme objet de l'atelier
- une circulation,
voire une socialisation, des traces du chemin parcouru

> PRATIQUE
Une pratique
artistique en atelier :
- Dans un atelier
d'écriture constitué en groupe d'échanges,
chaque écrivant est sollicité pour produire du
texte, le partager par des lectures et le faire évoluer.
- Quelque soit
l'objet de l'atelier, l'écrivant est amené à
mettre en uvre sa propre liberté d'écrire.
- Que l'écriture
soit individuelle ou collective, le groupe fonctionne sur le
principe de solidarité, par le biais d'une écriture
toujours adressée et d'une lecture toujours partagée.

1. La mise en écriture, ou comment commencer :
Il faut que soient réunies les conditions propices à
cette entrée dans la fiction :
- un lieu, lieu
de l'atelier, de la fabrique;
- un maître
d'atelier (l'écrivain, l'illustrateur, l'auteur);
- des opportunités
d'écriture.
Ces dernières
:
- sont proposées
par l'auteur (jeux d'écriture, contraintes de formes,
de sens ...);
- découlent
de la situation créée : scénographie de
l'atelier, mise à disposition de livres, lectures
;
- sont recherchées
(visite d'expo, contact avec la nature...);
- sont issues
du croisement avec d'autres champs artistiques (photos, objets,
tableaux, vidéo
).
Chaque écrivant
est sollicité personnellement dans ce temps de travail
individuel :
- on produit sans
attendre;
- on s'entre -
lit dans le collectif de fabrication;
- on vérifie;
- on débat;
- on apprend à
recomposer et à complexifier progressivement.
Les commentaires
qui suivent les lectures (de la part du maître d'atelier,
des autres participants) ne sont ni des jugements sur le propos
ni des appréciations sur la "qualité"
mais plutôt des références à la littérature,
des mises en écho d'un texte par rapport à un autre,
pour que chacun perçoive la diversité des réponses
possibles face à une même situation d'écriture.

2. La réécriture, ou comment continuer :
La première étape de l'atelier a pour but de conforter
les participants dans l'idée qu'il est possible d'écrire,
de faire chemin avec la pratique d'écriture.
Dans un second temps, pour aller plus loin, le maître d'atelier
va proposer de nouvelles contraintes pour amener les participants
à déstabiliser leur première production.
C'est dans ce
mouvement perpétuel stable-instable que chacun va aller
plus loin sur le chemin de l'écriture, de son écriture.
Les gestes correcteurs
:
- après
l'étape d'amplification du texte, apprendre la concision;
- observer les
textes des auteurs, les tissages qu'ils génèrent
conscients ou inconscients;
- en déduire
des pistes de travail liées au potentiel du premier texte
écrit (se fixer ses propres règles de réécriture
: univers de nombre, couleurs
).

3. La finalisation, ou comment terminer :
Un texte peut toujours être retravaillé . L'écrivain
trouve sa limite temporelle face à l'objectif de dépôt
du texte à l'éditeur.
Dans le cadre
de l'atelier il faut admettre et faire admettre qu'à un
moment donné, l'expérience collective et individuelle
de l'atelier a atteint sa limite.
Cette limite
est souvent imposée par la disponibilité de l'auteur
et les limites budgétaires, mais aussi par le postulat
de départ : un atelier d'écriture n'est pas une
école d'écrivain. C'est une expérience de
création littéraire.
Dès lors
se pose la question de l'objectif que l'on se donne. Il convient
de marquer la fin du parcours.
Quels modes de
finalisation pour les textes écrits ? Il faut qu'il y
ait trace, valorisante, de ce parcours exceptionnel. Et que son
usage découle d'une décision négociée
dans le groupe :
- lecture pour
d'autres en petit comité,
- lecture publique
lors d'un événement,
- édition
artisanale individuelle ou destinée à de lieux
de lecture publique ou de manifestation autour du livre,
-

> EN SAVOIR
PLUS :
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