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Hautes-Alpes
Semaines
nationales d'éducation contre le racisme 2004
> "Et
si on s'la jouait fraternel ?!" |

> FILMOGRAPHIE
Comme les années
précédentes, la Ligue de l'enseignement met à
votre disposition un certain nombre d'outils culturels pour animer
les Semaines d'Education Contre le Racisme:
- Les films et
les fiches de la collection " Images contre le racisme ".
- Des fiches de
la collection " Cinéma et Education ".
- Une exposition.
Parmi les
titres conseillés :
- Une journée
portée disparue de Philip Brooks et Alan Hayling (1992)
Le
17 octobre 1961 n'existe pas. Gommé, oublié, occulté.
Ce jour-là, 30 000 Algériens manifestent contre
le couvre-feu instauré à Paris. Au cur de
la France démocratique, la police assassine 200 personnes
et laisse sur le pavé des milliers de blessés,
le Préfet s'appelle Papon.
Réalisé par des Anglais, ce film relate un épisode
de la guerre d'Algérie qui demeure absent de l'histoire
officielle.
- Classified
X de Mark Daniels (1997)
A travers plus de 70 citations, le cinéaste Melvin Van
Peebles, auteur du mythique Sweet sweetback's Baadassss song(1971),
passe en revue les différents stéréotypes
de la représentation des noirs dans le cinéma hollywoodien
depuis ses origines, en passant par les films indépendants
destinés aux salles réservées aux noirs.
- Classified
People de Yolande Zauberman (1987)
En
1948, la vie de Robert qui se croyait blanc, bascule. Il est
" classé " métis,, sa femme et ses enfants
" restés blancs " le renient. Il refait sa vie
avec Doris qui est noire et c'est ensemble qu'ils nous racontent,
avec humour et complicité, leur histoire pourtant tragique.
Tourné clandestinement en Afrique du Sud, ce film dénonce
les déchirures sociales et affectives engendrées
par l'apartheid.
- Bams et Moumy,
jeunes filles africaines à Paris de Laurence Petit-Jouvet
(1997)
Elles
vivent à Paris et racontent leurs espoirs, leurs luttes
et leurs inquiétudes : Bams, jeune rappeuse de choc et
de charme, clame haut et fort son identité. Moumy, plus
secrète et blessée, évoque la tradition
musulmane dans laquelle elle est élevée.
Portraits croisés de deux jeunes filles dont les parents
sont respectivement camerounais et mauritaniens.
N.B. : Chaque film est accompagné
d'une fiche pédagogique, réalisée par la
Ligue de l'enseignement, au format d'un 4 pages en couleur.
Modalités de diffusion : lot individuel = 1 cassette +
200 fiches.

- On l'appelait
la Vénus Hottentote de Zola Maseko (1998)
Née en 1790 en Afrique du Sud, Sara Baartman arrive au
Cap où elle est embauchée par un fermier hollandais.
Elle est issue d'un peuple de nomades, les Khoi Khoi, qui fascine
les européens en raison des rumeurs qui circulent au sujet
de la disproportion de leurs organes génitaux. Un impresario
la convainc de partir avec lui à Londres où, considérée
comme un monstre, elle sera exhibée nue dans les foires
sous le nom de scène de Vénus hottentote. A sa
mort, à 25 ans, son corps est donné au muséum
d'histoire naturelle, puis disséqué par Cuvier.
Son rapport, inscrit dans la volonté du temps d'établir
une grande classification des races, sera à la source
du racisme scientifique.
- 140 000 Chinois
pour la Grande Guerre de Olivier Guiton (1997)
Parmi ceux qui, de tout temps, ont voulu fuir la misère
de leur pays, 140 000 Chinois furent vendus à la France
en 1916-17 pour les besoins de la Grande Guerre. La plupart ont
rompu tout lien avec la Chine. Ceux qui n'ont pas péri
rapidement ont fait leur vie en France, entre nostalgie du pays
d'origine et justification de l'acte d'émigrer. Images
d'archives et d'aujourd'hui s'entrecroisent.
- Les absentes
de Catherine Berstein (1999)
Photographies : une classe de filles au lycée de Kassel,
entre 1924 et 1934. Sept filles, les sept juives de la classe,
ont disparu à la fin des années trente sans qu'aucune
de leurs condisciples n'ait cherché à savoir ce
qu'elles étaient devenues. Le film retrace l'enquête
menée par la réalisatrice pour retrouver ces "absentes".
N.B. : Chaque film est accompagné
d'une fiche pédagogique, réalisée par la
Ligue de l'enseignement, au format d'un 4 pages en couleur.
Modalités de diffusion : un lot : 3 cassettes (1 cassette
par film) + 300 fiches (100 fiches par film) - lot individuel
: 1 cassette + 100 fiches .

Dans la collection
" Les fiches Cinéma et Education ", le
Groupe Cinéma et Education de la Ligue de l'enseignement
a réalisé une fiche pédagogique pour soutenir
et accompagner les films suivants :
- Promesses
de Justine Shapiro, B.Z. Goldberg et Carlos Bolado (2002)
En 1997, B.Z. Goldberg, 34 ans, revient à Jérusalem
où il a passé son enfance, poussé par la
curiosité de rencontrer les gamins qui grandissent dans
cette région du monde. C'est une période de calme
relatif, après la signature des Accords d'Oslo et avant
l'Intifada de 2000. Enhardi par son précédent travail
de reporter au Proche-Orient, il sillonne les communautés
et les villages palestiniens de Cisjordanie - endroit où
il ne s'est jamais aventuré lorsqu'il était enfant-
et les quartiers plus familiers de Jérusalem. Accompagné
d'une équipe de tournage, Goldberg rencontre sept enfants
âgés de neuf à treize ans, et les fait parler
sur le conflit qui divise leurs peuples.
- La vie sans
Brahim de Laurent Chevallier (2004)
" Soisy sur Ecole est un petit village de l'Essonne de 2000
habitants. C'est là que j'ai connu Brahim, le seul Arabe
du village. Le seul, jusqu'à l'arrivée de Mostafa
venu y racheter l'épicerie. "
C'est dans cette petite boutique que se fera la première
rencontre entre les deux hommes, à des milliers de kilomètres
de leur Maroc natal. Mostafa n'aura de cesse alors de vouloir
aider Brahim à remonter la pente. Car, après 22
ans d'exil, Brahim est devenu SDF. Un soûlard vivant dans
les bois. Mostafa va lui donner la possibilité de ne plus
vivre comme un clandestin, de retourner voir une famille marocaine
restée 22 années dans l'oubli et surtout de trouver
un travail en lui confiant la gestion de son épicerie.
En quelques années Brahim va devenir le personnage le
plus aimé, le plus indispensable à la vie de ce
petit village d'île de France.
Et puis, l'an dernier, de retour du Maroc, Brahim n'a pas survécu
aux conséquences de ses noires années. Aujourd'hui,
à Soisy, Mostafa doit apprendre à continuer sans
celui qu'il aimait plus qu'un frère, continuer "la
vie sans Brahim".
N.B. : Modalités
de diffusion : un lot de 100 fiches

Et aussi
:
- L'exposition
" Toute la France, histoire de l'immigration en France
au 20ème siècle ".
Le contenu de cette exposition est le fruit d'une collaboration
entre la Ligue de l'enseignement et la BDIC.

> EN SAVOIR
PLUS :
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