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"La vie associative
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Vie Associative
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Automne
2005 : La vie associative en danger
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Suppression des 2/3 des crédits de la formation de
bénévoles : La CPCA appelle les associations à se
mobiliser
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Lors
du Conseil du Développement de la Vie Associative du 21
septembre dernier, le représentant du ministre de la Jeunesse,
des sports et de la vie associative a annoncé aux
représentants associatifs que seulement 4,285 millions
d’euros seraient disponibles en 2005 pour le programme «
développement de la vie associative ».
En conséquence, la CPCA (Conférence Permanente des
Coordinations Associatives) vient d'adresser aux associations le
courrier dont le texte est reproduit ci-dessous :
Paris, le 29 septembre 2005
Madame, Monsieur, Chers amis,
Vous avez présenté cette année 2005 un projet de
formation, d’études ou d’expérimentation au
Conseil du développement de la vie associative (ex - FNDVA).
Indépendamment de la réponse positive ou négative
qui a été donnée à votre demande, les
représentants associatifs au CDVA, mandatés par la CPCA
– instance autonome de représentation du mouvement
associatif organisé – souhaitent vous faire part du
contexte dans lequel les décisions d’attribution de
subventions ont été prises par le Ministère et
pourquoi la situation est aujourd’hui très grave pour ce
dispositif auquel nous sommes tous attachés.
L’arrivée du ministre Jean-François LAMOUR en mai
2004 a été décisive pour installer le CDVA, lancer
les instructions et achever le travail dans l’urgence et la
mobilisation totale des associations à la rentrée 2004.
Néanmoins, le retard imputable aux pouvoirs publics a
pénalisé les associations et a signifié un peu
plus la fragilité du dispositif.
L’année 2005 était donc partie sur de nouvelles
dispositions, les instructions ont été lancées
dès le premier trimestre sur la base d’un vote en loi de
finances d’un montant de 7 millions d’euros pour le CDVA.
Il faut savoir que depuis des années le mouvement associatif
réclame un montant de 15 millions d’euros pour
répondre à la demande réelle des associations et
permettre ainsi une déconcentration effective du dispositif.
Le gel des crédits du ministère dès le printemps a
nécessité de la part de la CPCA une intervention
auprès du Ministre (2 mai) et du Premier ministre (19 mai) pour
défendre l’ensemble des crédits et dispositifs de
soutien à la vie associative, en particulier le CDVA. Notre
participation aux travaux préparatoire de la Conférence
nationale de la vie associative ont été l’occasion
pour la CPCA de publier un rapport complémentaire (29 juin)
soutenant une véritable politique publique de formation des
bénévoles.
Les menaces se précisant au début de
l’été sur les crédits disponibles, la CPCA
est de nouveau intervenue auprès du Ministre (4 juillet) et
auprès des services du Premier ministre (19 juillet) pour que
les annulations de crédits ne touchent pas le CDVA.
Peine perdue. Alors que les représentants associatifs ont
travaillé bénévolement tout
l’été à l’instruction des demandes,
alors que celles-ci se montaient à un total de près de 19
millions d’euros, le ministre a annoncé au conseil
convoqué le 21 septembre que seulement 4,2 millions
d’euros seraient disponibles en 2005, soit 2,7 millions pour les
formations.
Depuis des années maintenant, les associations ont pris la
parole pour défendre et promouvoir cet outil
(déconcentrations expérimentales, demande de valorisation
des recherches et des expérimentations, calendrier avancé
pour les instructions, charte interne des représentants, etc.).
Depuis des années elles constatent le désengagement
progressif de l’Etat d’une politique de formation,
d’études et d’expérimentation pour la vie
associative.
Les représentants de la CPCA se sont donc retirés du
conseil du 21 septembre dernier ne pouvant prendre part à une
décision régulatrice qui ampute de prés de 60% les
actions retenues en 2005.
Cette décision d’annulation des crédits de la loi
de finances, prise en septembre 2005, est intolérable et met en
péril la pérennité de nombreux projets
associatifs. Elle décourage un peu plus les
bénévoles de plus en plus sollicités,
responsabilisés, parfois encensés mais si peu soutenus en
réalité.
Nous devons nous
mobiliser tous ensemble pour dire que nous voulons être
respectés pour ce que nous apportons à la
société dans la diversité de nos engagements
bénévoles et des projets de nos associations. Les marges
de manœuvres budgétaires existent, des priorités
politiques sont bien honorées, il n’y a pas de raison que
le développement de la vie associative n’en soit pas une.
Nous vous invitons
à écrire à votre député, à
votre sénateur, à votre maire, vos élus
pour témoigner de votre situation et demander le respect des
budgets votés par le Parlement, le respect de la parole de
l’Etat dans ses engagements auprès de la vie associative.
Seule une action de proximité, de terrain pourra avoir un impact
sur les décisions gouvernementales, votre soutien est
décisif à notre action.
Nous tenions à vous faire part de cette situation
déplorable et espérons que ses conséquences ne
mettront pas la vie de votre association en péril comme nous
avons d’ores et déjà pu le constater pour certaine
s’entre elles.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur,
l’expression de nos plus cordiales salutations et de notre
indéfectible soutien.
Le
Président,
Frédéric
PASCAL

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