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"La vie associative
en danger" >
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Sommaire du dossier
Vie Associative
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Automne
2005 : La vie associative en danger
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Transformation de la DIES : Oubli ou négation de
l'économie sociale ?
(Source : CPCA 29/09/05)
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> Les faits
Dominique De Villepin a annoncé devant le Conseil national de
lutte contre l’exclusion le 16 septembre 05 la transformation de
la DIES (Délégation Interministérielle à
l'Economie Sociale) applicable dès 2006.
Ce serait la première fois depuis 24 ans que le terme
d’économie sociale ne serait plus attachée à
l’organisation du gouvernement de la République.
Le Premier ministre déclare entre autre que la nouvelle
Délégation interministérielle à
l’innovation et l’expérimentation sociale serait une
« structure légère » qui accompagnerait les
grands chantiers du gouvernement en matière d’exclusion
sociale « elle travaillera en étroite relation avec le
Conseil national de lutte contre l’exclusion ».
> Les réactions de la CPCA
La CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives)
considère dans son communiqué publié ce jour
« qu’au moment où le Premier ministre parle de
"croissance sociale", au moment où l’Europe montre un
intérêt accru pour ce secteur non-lucratif,
créateur d’emploi, il est plus que paradoxal
d’assister à une disparition au niveau de l’Etat du
concept d’économie sociale dont la disparition de la DIES
est le symbole ».
La CPCA défend donc, avec le Conseil des entreprises et
groupements de l’économie sociale (CEGES), le principe
d’une véritable politique interministérielle pour
l’économie sociale. La CPCA s’associera aux
manifestations du CEGES pour défendre l’existence de la
DIES et son avenir au sein de l’Etat.
> Le
communiqué de la CPCA sur la DIES
Les associations regroupées en 15 coordinations au sein de la
CPCA
(Conférence Permanente des Coordinations Associatives)
s’élèvent contre
la volonté de faire disparaître la
Délégation à l’Economie Sociale.
Cela marquerait la fin de la reconnaissance de l’économie
sociale par
les pouvoirs publics.
Les associations, parties prenantes très actives de
l’économie sociale,
demandent fortement à ne pas être séparées
des autres acteurs de
l’économie sociale et à conserver un partenariat de
nature
interministériel avec les pouvoirs publics.
L’économie sociale - mutuelles, coopératives,
associations – regroupée
au sein du CEGES (Conseil des Entreprises et Groupements de
l’Economie
Sociale) emploie aujourd’hui 2 millions de personnes, a un
chiffre
d’affaire de 150 milliards d’euros de ressources hors
banques
coopératives. Ses organisations, non-délocalisables pour
la grande
majorité d’entre elles, font vivre les territoires et par
leur
mutualisation maintiennent et créent des emplois. Elles sont, y
compris
dans les déclarations gouvernementales, des acteurs essentiels
de la
lutte contre l’exclusion.
Au moment où le Premier ministre parle de « croissance
sociale », où
l’Europe montre un intérêt accru pour ce secteur
non-lucratif, créateur
d’emploi, il est plus que paradoxal d’assister à une
disparition au
niveau de l’Etat du concept même d’économie
sociale dont la disparition
de la DIESS est le symbole. Alors que mutuelles, coopératives,
associations ont concrétisé leurs objectifs communs et
renforcé leurs
liens par la création du Ceges, on assiste au
dépeçage du secteur, par
le rattachement des seules associations au Ministère de la
Jeunesse,
des Sports et de la Vie Associative.
Au moment où il est fait appel largement aux associations, il
n’est pas
bon que celles-ci se sentent marginalisées et niées dans
leur volonté
d’appartenance pleine et entière à un secteur
économique porteur de
dynamisme au service de la cohésion sociale.
Depuis trente ans le secteur de l’économie sociale a
été partenaire de
l’Etat dans une interministérialité indispensable
du fait de la
transversalité du secteur qui œuvre dans tous les champs,
économiques
et sociaux et du caractère spécifique, non-lucratif, de
ses acteurs. La
Délégation à l’Economie Sociale est
l’outil nécessaire pour le contact
entre le CEGES et les différents ministères et pour
permettre une
action concertée en particulier au niveau européen. Les
problèmes posés
au secteur non-lucratif dans ce pays exigent une mobilisation des
différents ministères intéressés dans une
action concertée en
particulier au niveau européen.
Conférence
Permanente des Coordinations Associatives (CPCA) : La CPCA
regroupe 15 coordinations nationales rassemblant 400 000
associations dans tous les secteurs d’activité associatif
: sport,
culture, sanitaire et social, solidarité internationale,
jeunesse et
éducation populaire, éducation, tourisme social,
développement rural,
vie étudiante, Droits de l’Homme – Justice, Droits
des femmes,
développement associatif.
- Contact
: Julien ADDA (délégué
général) Chrystel MOUYSSET (chargée de
communication) - 28, place Saint-Georges 75009 PARIS Tél.: 01 40
36 80 10 - Fax : 01 40 36 80 11 - Site : http://cpca.asso.fr
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Le communiqué du CEGES (23/09/05)
Le Conseil des Entreprises, Employeurs et Groupements de
l’Economie Sociale (CEGES) tient à exprimer son profond
désaccord suite aux déclarations tenues par le Premier
Ministre devant le Conseil National de lutte contre l’exclusion,
concernant le devenir de la DIES.
Supprimer la DIES (Délégation Interministérielle
à l’Innovation Sociale et à l’Economie
Sociale), et créer la Délégation
Interministérielle à l’Innovation et à
l’Expérimentation Sociale, participe de
l’élimination de l’économie sociale du champ
de l’action publique.
Est-ce cela qui est recherché ?
Cette décision, prise sans la moindre consultation, ni
concertation avec le secteur concerné, revient à nier le
rôle primordial joué par les composantes de
l’économie sociale : Mutuelles, Coopératives,
Associations et Fondations, tant dans les domaines de
l’innovation sociale de l’expérimentation et de la
lutte contre l’exclusion, que dans celui de la création
d’emploi, de richesses, et donc facteur de développement
économique et de solidarité.
Cela remet également en question le travail
réalisé, sans discontinuité depuis 1981, entre les
pouvoirs publics et l’économie sociale. L’ajout, en
1991, de la mission « innovation sociale » à la
délégation a reconnu le rôle de
l’économie sociale comme acteur essentiel de
l’innovation sociale et a permis de le renforcer.
Enfin, cette décision ignore les 780 000 entreprises et
groupements de l’économie sociale, présents dans la
totalité des secteurs économiques et inscrits sur les
territoires, employant plus d’1,8 million de personnes.
Au moment où les actions engagées par les acteurs de
l’économie sociale sont espérées et
sollicitées dans le cadre de la politique pour l’emploi,
(par exemple, développement des services à la personne),
des politiques de développement territorial (ex : reprise de PME
ou de très petites entreprises sous le statut
coopératif), cette démarche est difficilement
compréhensible. Les acteurs de ce secteur la considèrent
comme une mise à l’écart du concept «
d’entreprendre autrement », réalité
économique qui est pourtant la seule aujourd’hui à
se développer en faisant le lien entre économique et
social.
Rappelons que de nombreuses activités émergentes,
innovantes, et à forte valeur sociale ajoutée n’ont
pu voir le jour qu’en prenant appui sur les grandes entreprises
du secteur (Mutualité – Coopération – Banques
Coopératives) pour assurer leur développement, voire leur
solvabilité.
Tout en considérant l’importance majeure pour notre pays
de la lutte contre l’exclusion, les organisations de
l’économie sociale réunies au sein du CEGES
s’étonnent que les moyens trouvés pour ce chantier,
le soient au détriment de ceux qui depuis des années
orientent une grande partie de leurs forces et leurs convictions vers
la lutte contre ces mêmes exclusions.
Nous demandons instamment au Premier ministre de reconsidérer sa
décision, que la Dies garde l’ensemble de ses
prérogatives et que la création d’une
délégation dédiée à la lutte contre
l’exclusion sociale soit un outil complémentaire aux
dispositifs existants.
CEGES : GNC
– CCOMCEN – FNNF – GEMA – CPCA – ASFONDES
– CNCRES – USGERES
- Contact : Marie-Hélène
Gillig, Déléguée Générale
CEGES – 43 rue de Liège – 75008 Paris
Tél. : 01 42 93 56 08 - contact@ceges.org
> Le
communiqué du CCOMCEN (27/09/05)
La
fin déclarée de la Délégation
Interministérielle à l'Economie Sociale
Le Bureau du CCOMCEN a pris connaissance de la déclaration du
Premier Ministre devant le Conseil National de lutte contre
l'exclusion, relative à la transformation de la DIES en
"délégation à l'innovation et à
l'expérimentation sociale".
Il constate que, si cette décision est mise en œuvre, le
seul organe de coordination et d'action interministériel
de l'économie sociale disparaîtra.
Le CCOMCEN, partenaire de la DIES depuis sa création en 1981,
considère cette annonce gouvernementale, au-delà des
changements de sigle, comme une pure provocation à
l'égard de l'ensemble du secteur économique que
représentent les Mutuelles, les Coopératives, les
Associations et les Fondations.
Elles sont au premier rang dans la lutte contre l'exclusion; elles ont
pour finalité de tisser et d'enrichir un lien social entre
leurs membres, de leur fournir au moindre coût les services
qu'ils en attendent, de promouvoir une solidarité active. Elles
sont créatrices d'emploi là où d'autres formes
d'entreprise pratiquent la délocalisation systématique.
Elles sont constamment sollicitées par les pouvoirs publics,
précisément en raison de leur vocation et de leur nature.
Elles coordonnent leurs actions à travers les organes dont elles
se sont dotées, et notamment le CEGES ( Conseil des Entreprises
et Groupements de l'Economie Sociale ) et le CCOMCEN.
Elles ont besoin, l'action publique et l'Europe ont besoin, d'une
coordination des politiques gouvernementales en faveur de l'Economie
Sociale, qui rassemble les seules formes d'entreprise dont la
finalité est d'abord sociale.
Depuis 24 ans, la DIES remplit ce rôle, à la satisfaction
de l'ensemble de ses partenaires. On était en droit de
s'attendre à une confirmation de sa place au sein des organes
gouvernementaux, à une réaffirmation de sa mission, au
moment où la lutte contre l'exclusion, les discriminations et
pour l'emploi sont des priorités partagées.
La déclaration du Premier Ministre prend, en ce qui concerne le
CCOMCEN, une signification particulière pour le monde de
l'Education.
La baisse sans précédent des moyens dévolus aux
associations, spécialement à celles qui sont
agréées comme "complémentaires de l'Ecole", et la
suppression en 2006 des 800 emplois mis à disposition, c'est
à dire ceux qui sont au service de l'Education mais
au-delà de l'Ecole, constituent bien la mise en œuvre
d'une politique d'ensemble qui vise à réduire, autant
qu'on le peut et par toutes les voies, les actions
développées par l'Economie Sociale.
Le CCOMCEN, avec ses organisations membres et en liaison avec le CEGES,
s'opposera à la mise en œuvre de cette politique de
régression.
CCOMCEN - Liste
des organisations membres : ADOSEN , AFEV, ALEFPA, ANATEEP,
APAJH, ARTS ET VIE, ASEI, CAMIF, CASDEN BP, CEMEA, CIEPEP, COOPERATIVE
ATHENEE, EEDF, ENTRAIDE UNIVERSITAIRE, FAS, FCPE, FDDEN, FGADPEP,
FNCMR, FOEVEN, FRANCAS, GCU, ICEM, JPA, LES FAUVETTES, MAE, MAE
SOLIDARITE, MAIF, MAISON DES UNIVERSITAIRES, MGEN, MLF, MOCEN, MUTUELLE
DES ETUDIANTS, OCCE, PREVENTION MAIF, SCIE, SYNDICAT DES
ENSEIGNANTS-UNSA, SUDEL, UFJ, ULC, UMAE, UNSA EDUCATION, USU.
- Contact
: Jean GASOL
62 boulevard Garibaldi 75015 PARIS
Tél 01 43 06 29 21 Fax 01 43 06 79 19
ccomcen@wanadoo.fr

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