DECENTRALISATION
Adoption par le Congrès et non par référendum...
Ça avait
commencé par de biens belles déclarations... On
allait « rapprocher le pouvoir du citoyen »,
« revivifier la démocratie »,
« libérer les énergies »...
La deuxième
phase de la décentralisation sannonçait comme
la « grande » réforme parmi
les grandes réformes du Gouvernement...
Le Président
de la République avait même clamé pendant
sa campagne présidentielle : « Les Français
devront naturellement être consultés par référendum
sur cette réforme essentielle » (Rouen,
le 10 avril 2002).
Et puis voilà...
La décision vient de tomber : pas de référendum,
mais un Congrès à Versailles !
Bien sûr,
les justifications à la volte-face ne manquent pas, du
Premier ministre déclarant « On ne peut
pas banaliser le référendum » (sic
!), au ministre de lIntérieur expliquant «
Le sujet à linconvénient dêtre
complexe » (et re-sic !).
Faut-il en déduire
que les citoyens sont jugés définitivement trop
bêtes pour participer à la vie de leur pays ?
Voilà
à lévidence une belle occasion manquée,
la confiance à nouveau trahie, et la preuve que nous avions
peut-être - malheureusement - raison en parlant dans un
précédent numéro dAssociatifs dune
« démocratie
sans citoyens »
!