Associatifs n° 13 - Mars 2003

PRATIQUE
Organiser un loto


---> ATTENTION : Suite à la loi du 9 mars 2004, la législation en matière de lotos et loteries a évolué. En complément de cette article, lire également celui publié dans Associatifs N° 24


En matière de loteries et de tombolas, l’interdiction est le principe. La loi ne prévoit que des « dérogations » en faveur des loteries de bienfaisance, d’encouragement des arts et des activités sportives à but non lucratif. Les lotos ne sont soumis, en principe, à aucune autorisation préalable... mais il convient d’être prudent !

Dans tous les cas, l’organisation d’un loto par une association ne peut se faire que dans la mesure où celui-ci concerne un cercle restreint (adhérents, parents...), et affiche très clairement un but social, culturel, scientifique, éducatif, sportif ou d’animation locale. Ainsi, un loto dont une partie seulement des fonds irait au but assigné tomberait sous le coup de l’interdiction générale des loteries.

De plus, les mises doivent être de faible valeur. Un arrêté ministériel du 27 janvier 1988 - paru au Journal Officiel du 7 février 1988 - fixe à 400 euros la valeur marchande maximale de chacun des lots. Les lots ne peuvent ni consister en des sommes d’argent, ni être remboursés.

L’administration veille à ce que les lotos ne se transforment pas en activité commerciale et conservent toujours un caractère exceptionnel par rapport à l’objet de l’association. Tout manquement à ces règles est pénalement réprimé.

D’un point de vue fiscal, les recettes tirées des loteries ou des lotos entrent dans le champ d’application de l’exonération de tous les impôts et taxes prévus au titre des 6 manifestations exceptionnelles par an.

Le bénéfice de cette exonération est cependant subordonné à 2 formalités :

- informer au plus tard 24 heures avant la manifestation, par simple lettre, le service des impôts du siège social de l’association ;

- envoyer à ce même service des impôts un relevé détaillé des recettes et des dépenses, dans les 30 jours qui suivent la manifestation.

L’administration peut présumer une activité commerciale lorsqu’une association organise plus de 3 lotos par an. Après enquête, une requalification peut conduire à soumettre l’association au paiement des impôts commerciaux (Taxe à la Valeur Ajoutée et Impôt sur les Sociétés).


 



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