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Associatifs n°
22 - Mai 2004 |

ACTEURS La RAM étend sa zone de diffusion :
Citoyens, à vos postes !
Bonne
nouvelle ! Depuis le 19 avril, la RAM diffuse ses programmes sur Gap et
ses environs ! A cette occasion, nous vous proposons une petite
découverte de cette radio atypique dans le paysage radiophonique
des Alpes du Sud...
La RAM, en toutes
lettres Radio Alpine Meilleure (en toute modestie !), est une radio
locale, associative, sans publicité. Elle est née il y a
21 ans à Embrun, et c’est aujourd'hui la plus ancienne des
radios libres des Hautes-Alpes que l’on peut écouter du
Guillestrois jusqu'au Gapençais, voire au-delà.
Comme toute
association, la RAM est gérée par un Bureau et un Conseil
d’administration composés de bénévoles. Elle est
présidée par Jean-Bernard Oury. Les programmes,
assurés par cinq salariés et une dizaine de
bénévoles, sont composés de journaux
d'information locale, de magazines, d'émissions à
thèmes, de plages musicales... En plus des émissions
strictement locales, la RAM rediffuse les programmes de Radio France
Internationale, une
ouverture particulièrement intéressante sur le reste du monde.
Originale par la
diversité de ses programmes et par les personnes qui les
animent, la RAM se veut ouverte à tous et fortement
impliquée dans la vie locale, associative et citoyenne. C’est d’ailleurs,
pour toute l’équipe de la station, une spécificité
cultivée avec autant d’opiniâtreté que
d’enthousiasme, et sur laquelle Jean-Bernard Oury est
intarissable : « On
apporte quelque chose de plus par rapport aux autres radios, avec des
programmes très différents, très orientés
sur la découverte. On laisse parler les gens, sans les stresser
ni les couper. On leur laisse le temps de s'exprimer, comme par exemple
dans l'émission « Parole donnée ».
On part à la rencontre des gens et des aventures humaines qui
sont toujours passionnantes à suivre. Nous sommes les relais de
tous ceux qui font un travail de fourmi.»
Mais la RAM ne se
contente pas de donner la parole. Elle cultive un style et un respect
des personnes que Jean-Bernard Oury juge « à
l'opposé du matraquage des radios commerciales ». Comment cela est-il possible ? « Nous
n'avons aucune pression de rentabilité publicitaire, on peut
donc passer ce qui n'a pas droit de citè ailleurs, être
hors des sentiers battus, même pour la musique ».
Ce choix de liberté et d’implication citoyenne permet
également à la RAM de faire un remarquable travail de
pédagogie en direction de la jeunesse. Sur le secteur d’Embrun,
elle est coutumière de collaborations avec les lycées et
collèges, avec qui elle monte des projets radiophoniques de longue durée sur 6 mois, voire 1 an.
Alors, heureuse
la RAM ? Avec lucidité Jean-Bernard Oury connaît et
reconnaît la grande fragilité de l’aventure : «
On le fait parce
que l'équipe de bénévoles et de salariés
croit au projet. C'est un esprit, un engagement, beaucoup de temps
passé... L’avenir n'est pas rassurant, nous sommes presque totalement tributaires des aides publiques. C'est aussi pour cela qu'on est impliqués dans la campagne « Que serait la vie sans les associations ? ».

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