Ligue de l'enseignement Alpes du Sud

 Rubrique "Publications"

ASSOCIATIFS
Année 2005


Retour au sommaire
de la rubrique

< Associatifs >

Retour au sommaire
du numéro
< 29 >

Menu thématique
wAssociations - CRVA

wEducation

w
UFOLEP

wEnvironnement

w
USEP

wCulture

wINFO > ENERGIE


Menu général
wQui sommes-nous ?

wActivités

wServices

wOutils

wSommaire détaillé

wNous écrire



  x
Associatifs - Lettre d'information x

> N° 29 - Septembre 2005

DECOUVERTE
"Donner son temps : Les bénévoles dans la vie associative" (1ère partie)


La pratique d’activités bénévoles au sein d’une organisation est une réalité importante en France : elle concerne 28% de la population des plus de 15 ans, soit environ 13 millions de personnes. Un rapport de L’INSEE, publié au début de cette année, apporte des éclairages intéressants - et dans certains cas inédits - sur ces pratiques de bénévolat...

Le document intégral de cette étude due à  Lionel Prouteau et François-Charles Wolff est riche de plus de 40 pages. Il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de l’INSEE. Dans le cadre de cet article (dont nous publions la première partie dans ce numéro), nous avons choisi d’extraire quelques points instructifs parmi plein d’autres.

> Qui sont les bénévoles ?

L’étude permet de  mieux connaître les bénévoles, leurs profils et leurs motivations. A de multiples reprises elle met en lumière la grande diversité qui marque cet univers du bénévolat. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’identifier un peu clairement ces fameux bénévoles, on se heurte immédiatement à des questions de définitions et de terminologies : « vrais » bénévoles, bénévoles
salariés, bénévoles indemnisés, militants, volontaires... sans parler de tous ceux qui font du bénévolat sans en avoir conscience, ou n’ont pas envie de le revendiquer !  Chacun a tendance à se définir en fonction de sa culture, du domaine dans lequel il exerce ses activités, ou de la « tradition » de l’organisation à laquelle il adhère.

> Les temps des bénévoles.

L’étude révèle un temps consacré par chaque bénévole à rendre des services non rémunérés qui est de l’ordre de 100 heures par an, ce qui représente environ 2,5 heures par semaine. Mais on note une forte dispersion de ces temps autour de la valeur moyenne : ainsi pendant que les deux tiers des bénévoles se consacrent à leurs activités tout au plus une heure par semaine, ils sont 11% à leur consacrer au moins 6 heures. La contribution des premiers ne représente ainsi que 8% du temps global voué au bénévolat, tandis que celle des seconds s’élève à près de 60% ! Le bénévolat en matière éducative est celui qui mobilise le moins ceux qui s’y consacrent puisque la durée annuelle moyenne qui lui est dévolue est de 45 heures par an seulement. Par contre, le domaine religieux, tout comme celui de l’action sociale et humanitaire, sollicitent beaucoup plus leurs bénévoles : les durées moyennes étant dans ces cas de 110 heures par an. La culture et les loisirs, le sport et la défense des droits se situent en positions intermédiaires.

> Unicité ou multiplicité des engagements ?

Alors que les trois-quarts des bénévoles enquêtés ne déclarent qu’un seul engagement, un sur cinq en revendique deux, et un sur vingt au moins trois. Et l’on apprend également - mais est-ce vraiment une surprise ? - que le temps consacré au bénévolat croît avec le nombre de participations.

> Bénévolat et niveau de formation.

Le niveau de formation initiale des bénévoles apparaît jouer un rôle significatif. L’influence très incitative du niveau de diplôme tend à se stabiliser à partir du baccalauréat. Cet effet discriminant du niveau de la formation initiale est un constat qui ressort de plusieurs études menées ces dernières années. Quand à l’influence positive de ce niveau de formation initiale, elle s’observe dans tous les domaines, sauf deux : le bénévolat sportif et le bénévolat religieux.

> La tradition familiale.

L’impact de l’engagement passé des parents sur celui des enquêtés est très net. En outre, l’étude montre que celui du père est un peu plus élevé que celui de la mère. Ainsi, avoir un père ayant fait du bénévolat augmente la probabilité moyenne de participer à des activités bénévoles de plus de 13 points, alors que l’augmentation n’est que de 9 points lorsqu’il s’agit de la mère.

> L’origine socio-professionnelle.

Les ouvriers et les professions indépendantes non agricoles se distinguent par une propension sensiblement plus faible à s’engager que celle des employés, des professions intermédiaires et des cadres supérieurs. Mais elle est surtout nettement inférieure à celle des agriculteurs chez qui la probabilité de se consacrer au bénévolat est de 7 points supérieure à la valeur moyenne.

> Bénévoles réguliers ou occasionnels ?

Les durées consacrées à l’engagement sont très sensibles à cette distinction. Les bénévoles réguliers donnent annuellement près de cinq fois et demie plus de temps que les participants occasionnels. Ce sont les bénévoles réguliers qui sont aussi le plus souvent des pluri-participants. On constate que 32% des bénévoles occasionnels pratiquent dans le domaine de la culture et des loisirs, alors que cette part s’établit à 27% pour les bénévoles réguliers. A l’inverse, alors que seulement 4% des bénévoles occasionnels s’investissent dans le domaine religieux, ils sont près de 11% parmi ceux qui participent régulièrement. Les engagements réguliers sont les moins fréquents dans le secteur de la culture et des loisirs, et dans celui de l’éducation. Ils sont légèrement plus élevés dans le domaine sportif. Dans ces domaines, le bénévolat est donc très majoritairement un bénévolat ponctuel. En matière de défense des droits et d’action sociale et humanitaire, le bénévolat régulier est plus conséquent, et il devient majoritaire lorsqu’il s’agit du domaine religieux.

> Famille et bénévolat.

La vie en couple, tout comme la présence d’enfants de plus de trois ans, n’a d’effet positif statistiquement significatif que sur le bénévolat occasionnel. Cela signifie notamment que les coups de mains que les parents sont
amenés à donner dans le cadre des activités de leurs enfants ont surtout un caractère ponctuel. La présence d’enfants dans le ménage induit deux effets de sens opposé sur la participation bénévole : l’un « favorable », puisque les parents peuvent être incités à participer à certains services et activités spécifiques, l’autre « négatif », lié à une raréfaction du temps libre. L’étude montre que c’est dans le domaine éducatif que l’impact « positif » se manifeste le plus nettement. Quand à l’influence « négative » des enfants, elle est perceptible, bien que de manière non systématique, dans le domaine du sport, dans celui de la culture et des loisirs, ainsi que dans celui de l’action sociale et de l’humanitaire.

> Engagement féminin, engagement masculin.

Les bénévolats d’action sociale, éducatif et religieux sont plus féminins que masculins. Le sport, surtout, mais aussi la défense des droits, la culture et les loisirs ainsi que le domaine « autre » (qui inclut notamment les activités de défense de l’environnement et les partis politiques) s’avèrent être des bénévolats plus fortement masculins.



> A suivre...



> En savoir plus...


# « Donner son temps : les bénévoles dans la vie associative »
Une étude de l’INSEE, publiée dans la revue « Economie et Statistiques » - N° 372

# « Le travail bénévole : un essai de quantification et de valorisation »
Une étude INSEE de L. Prouteau et F-C Wolff, publiée dans la revue « Economie et
statistiques » - N° 373

  • Ces deux études sont à télécharger sur le site www.insee.fr

# Rapport interassociatif sur « L’accompagnement et la reconnaissance de l’activité bénévole »
Dans le cadre des travaux préparatoires de la Conférence Nationale de la Vie Associative. Elaboré par CPCA, France Bénévolat, Fédération Française du bénévolat, CERPHI, Passerelles et Compétences.


# « Bénévolat, le guide pratique »
Un ouvrage qui détaille toutes les bonnes questions : Où s’adresser ? Quelle activité choisir ? Quels sont les droits et les obligations ? Comment devenir un bénévole ?
Par Isabelle Dennery-Siarini et Sylvie Dibos-Lacroux.
Ed. Prat. 2003 - 191 pages - 20,50 euros.

 


> Retour à l'accueil du site

> Nous contacter : informations@laligue-alpesdusud.org

 

 
www.laligue-alpesdusud.org
Edition Fol 04 / Adelha 05 - Tous droits reservés - Hébergement R@S