Le tourisme
associatif a été un formidable facteur de démocratisation
du tourisme, porté
par les mouvements d'éducation populaire, les associations,
les comités d'entreprise et les collectivités territoriales,
accompagnés et soutenu longtemps par les pouvoirs publics.
Il a été
conçu avec un seul objectif : assurer l'accès du
plus grand nombre à des vacances épanouissantes.
Il s'adresse
à tous les publics : familles, enfants, jeunes, sans critères
discriminants tels que l'origine sociale, culturelle ou religieuse,
le sexe, les revenus... Le tourisme associatif est un formidable
vecteur de mixité sociale et d'éducation à
la citoyenneté.
Le tourisme
associatif propose des formules originales qui n'existaient pas
dans les formules traditionnelles de l'hôtellerie comme par
exemple : les vacances collectives pour enfants et adolescents,
le tourisme de jeunes, les vacances familiales par le biais des
maisons familiales et villages de vacances. Cette formule permet
à toutes les composantes de la famille de vivre un séjour
en commun à son rythme, selon ses désirs. Elle
permet en particulier aux parents de vivre un temps de ressourcement
familial avec leurs enfants (y compris avec les enfants en bas
âge) avec des activités spécialement conçues
pour chaque tranche d'âge, des locaux adaptés, un
projet culturel toujours présent...
Le tourisme
associatif est porteur de valeurs qu'elles soient sociales, culturelles
ou éducatives. Nombre d'usagers de cette forme de tourisme
revendique le partage de ces valeurs.
Le tourisme
associatif joue un rôle inégalé en matière
de développement local et d'aménagement du territoire. Rien que pour la Ligue
de l'enseignment, il n'est pas inutile de rappeler que 40 % de
nos établissements se trouvent en milieu rural ou en moyenne
montagne, régions desquelles le tourisme commercial est
quasi totalement absent !
C'est le tourisme
social et associatif qui a permis que le départ en vacances,
qui ne concernait que 3 Français sur 10 il y a 50 ans,
et qui concerne maintenant 6 Français sur 10.
Pour autant,
beaucoup reste à faire puisque 4 Français sur
10 ne partent toujours pas en vacances, dont 37 % pour des
raisons financières.